mardi 10 août 2010

2 mois d'Inde, le bilan...


Deux mois d'Inde dans les pattes, ca se ressent quand meme. Je suis maintenant a Bangkok, ou Corentin, Marie et Claire m'ont rejoints. C'est l'heure du bilan, apres quelques jours de recule.

Pour un occidental, l'Inde étonne, dérange, perturbe. La mendicité, le bruit, l'odeur, la saleté, les inégalités criantes qui persistent à cause notamment du système de caste (bien qu'officiellement aboli depuis 50 ans), une religion omniprésente, puissante et indissociable de la vie de chacun. Une société paraissant violente, et incompréhensible.
L'Inde ca pue. Déchets, pollution, klaxons, font parties du paysage, alors on s'y habitue. Les routes pourries, avec ses vaches, chèvres et chiens errants. Le bordel, l'anarchie, l'absence de règles choquent. La chaleur des grandes villes étouffent et la mousson nous rend encore plus moite.

Éviter de juger, à tout prix, les comportements, les modes de vie, l'éducation. Observer, respecter, apprendre, et essayer de ne pas trop se pommer dans l'immensité de ce pays, sa grandeur et sa densité qui donnent le vertige.

Et puis on s'y fait, on s'adapte, on s'acclimate en découvrant, et les jours passent, de plus en plus vite, rythmées par les averses, et les prières et offrandes aux Dieux Shiva, Ganesh, Hanuman...Les épices paraissent moins dangereuses au fils des jours, un peu plus douces, et on finit par en redemander.
Du sud au nord, les paysages changent, mais émerveillent toujours autant, avec pour point commun, les fameuses rizières, toujours omniprésentes.

L'Inde, un énorme pays en plein boom, dans une économique de marché, mais qui réussit à en contrôler la mondialisation. L'impression qu'elle ne la subit pas mais s'en sert comme outils. Les rituels, coutumes et croyances perdurent et persistent, au grand bonheur des touristes. Une culture vaste et riche, préservée et protégée, qui résiste aux assauts de la culture de masse occidentale et uniforme. La musique, les films, restent indiens, malgré la concurrence.

Un pays complètement dingue, qu'on peut détester comme adorer, plein de contradictions à l'image de leur Dieux Shiva, destructeur et créateur à la fois. Prendre son temps pour bien le comprendre, et le digérer. Deux mois d'Inde c'est déjà pas mal je pense. Pourtant ici, à Bangkok, le calme me rend nostalgique, l'odeur dégueulasse me manque presque, tout est trop ordonné, on se croirait en Europe... L'Inde, un pays complètement dingue, qui me manque déjà, j'ai adoré! Incredible India!!

1 commentaire:

  1. Merci pour tes descriptions et photos qui donnent super envie de découvrir tout cela! On y retournera mec, on y retournera!

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