samedi 30 octobre 2010

Je vole!!!



































































Iquique est une ville balneaire, coincee entre l´Ocean et les montagnes sableuses qui se perdent au loin dans le desert d´Atacama.





On nous prend pour des gringos americanos ici, les gens nous devisagent souvent et sourient ou rient, signe que les etrangers ne courent pas les rues. La ville est assez riche, dans l´ensemble, les villages plus pauvres sont refoules au sommet des montagnes, dans le sable et la poussiere. Assez "riche", surtout le centre. Notre petit quartier tres populaire et authentique du Mercado Centenario nous prouve la diversite de cette ville interessante, pas juste une station balneaire. Les cables electriques anarchiques, les chiens errants, les conseils pour eviter les mauvaises rencontres, et la difficulte de trouver autre chose que des bars a pute sont quelques elements pour planter le decors...










Iquique est donc la derniere etape du Chili, derniere etape avant le Perou aussi. Il fallait donc marquer le coup. La ville etant reputee mondialement pour le parapente, le choix s´est impose de lui meme. Bon, faut bien avouer que mon pilote a bien cru que j´allais repeindre sa combi...evite de justesse.




Vue incroyable, les photos parlent d´elles memes, plus justes que les mots.

jeudi 28 octobre 2010

RDV sous le deuxieme cactus, à côté de l'eglise























































Finalement les 28h de bus passent assez rapidement avec un tel film à la fenêtre. J'arrive à Iquique. Il faut donc maintenant retrouver Alex dans la ville. Est-il là? A-t-il survécu au trajet périlleux La Paz-Iquique? A-t-il eu mon mail à temps indiquant le nom de l'hôtel, servant de point de rendez vous? L'autre point de RDV étant moins fiable (sous le 2eme cactus, près de l'église...).





Je trouve son nom sur le registre mais pas sa tronche, de sorti. Yes, il est la. Bien sur qu´il est la!Finalement ca a ete tres facile, le trouvant en terrasse sur la place en train de boire una Piña! Tranquilo, cést bon les vacances recommencent!

"Life on Mars?"





















Le bus part à 18h30, la nuit tombe rapidement. Lorsque le soleil se lève enfin le lendemain, nous sommes sur une autre planète. Décors lunaires, le rouge- orange de la terre se transforme peu à peu en roche grise et blanche, mais rose aussi, en fait je crois que toutes les couleurs y passent. A ma gauche, la mer, enfin l'Océan plutôt, à ma gauche, ces énormes roches arides, glaciales. Coincée au milieu, une route sortie de nulle part.
Y a t-il de la vie sur Mars? Je ne comprend pas. Le grand Rien, Nowhere. Land. On trouve des baraques pourries, faites de tôles, et abandonnées sur le bord de la plage. Je ne comprend pas ce que viennent foutre ces villages fantômes, ces mini bidonvilles désertés au milieu du grand Rien. Et puis si, ca bouge là bas, un train! "In the dersert with at rain with no name..." Y'a de la vie sur Mars! Et puis de l'activité humaine!! Si si, y'a ces énormes machines qui transpercent et martyrisent le sol pour en extraire ses richesses. Les mines. On est finalement bien sur Terre.

28h de bus, record nepalais battue!



Après être repassé à Santiago, pour la 3eme fois en 1 mois, je quitte la capitale. J´aurais mis du temps à l'apprécier, mais enfin je la quitte, laissant derrière moi avec regret le sud et sa Tierra del Fuego, où la cordillère disparait dans la mer et que les glaciers forment la barrière de la fin du monde...On m´avait pourtant bien dit d´aller au sud, mais non, moi je vais au nord. Pas le temps, pas l´argent, bref je me trouve des excuses. "Next time" je dis, comme à chaque fois, dans chaque pays ou je loupe ce que l'on me conseil.

J'aurais voulu partir plus tôt vers le nord, éviter cette longue route à faire d´une traite en trouvant une ferme à mi-chemin...Mais là, j'ai mal étudie le pays. Une ferme....dans ce gigantesque désert?! Je ne savais pas que le désert d´Atacama était si vaste moi! Et bizarrement effectivement je n'ai pas vu de tomate ou de laitue sur la route...
Du coup il faut se taper les quelques 28h de bus (en battant de peu au passage mon records de 27h de bus au Népal). Bon ca va c'est pas comme si j'avais pris la dernière place au fond du bus, à coté des toilettes....hum.

lundi 25 octobre 2010

Lutte des classes chiliennes






























Le jour, je bosse avec Don Etiendo, 82 ans, qui vient tout les matins en VTT et travaille tous les jours, même le dimanche, de quoi effrayer un CGTiste! Il a la patate ce viejos, toujours à faire le con, et à faire des bourdes au grand malheur de la patronne. Il passe son temps sur son tracteur, ou juste à passer le temps.
Et puis il y a Don Onofre, 64 ans, "communista!" que je l'appelle, car il était dissident du régime Pinochet, et se bat pour ses droits, en vrai gars! Lorsqu'on parlait politique, plantant des oignons pieds nus dans la boue, celui-ci se met à crier "Puta madre, soy con un revolucionario de Francia!!".

Ici, c'est plus que très intéressant car j'ai la lutte de classes chilienne au quotidien. Entre la très riche bourgeoise pour qui tout les maux du pays sont dus aux communistes, et l'ouvrier qui pense l'exact opposé, forcement... J'ai tout l'histoire du Chili des deux points de vue.

La nuit, je dors, seul, dans une immense maison, qui a servie pour la dernière fois à faire une gigantesque chouille organisée par le fils de la chef, et rien n'a été rangé, ni lavé. Je ne suis pas vraiment seul, car toutes sortes d'araignées font office de colocataires. Et puis il y le vieux bois qui maintient cette maison, qui craque et fait les bruits les plus charmants... Bonne ambiance quoi!

Ferme à Polpaico- "Everything is on its rigth place""










Toujours a 30 km de Santiago, mais cette fois ci au nord. Il me fallait encore 10 jours de boulot avant d'aller au nord, retrouver mon pote Alex, et les vacances à nouveau! Mais en attendant il me faut bosser encore un peu...

Cette ferme est en fait une maison secondaire, enfin une des maisons secondaire d'Anna Maria, une très riche, ou plutôt très très riche famille chilienne. Je déteste cette femme qui ne respecte et n'écoute que ce qu'elle veut bien, qui à l'air de regretter Pinochet, qui passe son temps à s'amuser avec l'argent de son mari et de ses ancêtres, notamment dans sa "ferme" qui n'est qu'un jeu pour elle. Mais j'adore cette femme complètement dingue, débordante d'énergie et de culture, notamment sur la faune et la flore. Peut-être que sa ferme n'est qu'un jeu pour elle, mais elle fait ça bien!

Ici, chaque chose est à sa place. Chaque mauvaise herbe et chaque insecte est choisi et à son rôle à jouer pour éviter ou guérir les maladies qui guettent pêches, oranges, amandes, fraises, pommes et encore 100 000 sortes darbres. Tout est bio, enfin j'ai réussi à trouver une ferme bio, et "certifiée bio"! "Everything is on its right place".

Valparaiso









Un jour de congé à Valparaiso...

En immersion




















Clara se casse au bout d'une semaine, ce qui me permet d'avoir enfin une vrai chambre (enfin je veux dire avec une fenêtre et de la peinture aux murs quoi...).
La bonne nouvelle est que je suis désormais en immersion, parfait pour apprendre l'espagnol! La mauvaise nouvelle est que les chiliens ne parlent pas espagnol, c'est pas possible: ils parlent chiliens! Le pays qui parle le plus mal espagnol du continent, fait qui est tout à fait assumé et reconnu par les chiliens eux mêmes. Pour apprendre l'espagnol j ai l'impression que c'est comme si un chilien venait apprendre le français dans le trou du cul de la creuse...pas facile.

Je suis donc seul, avec Daniele, que j'adore. Daniele est tout ce que j'aime chez l'Homme: un vrai gars, simple et honnête. Celui-ci fabrique du charbon à la main (chaque pièce, une par une, impressionnant!) et s'occupe des chevaux du patron, qu'il va rechercher chaque jour au loin dans les montagnes. Daniele parait inoffensif, un vrai agneau. Pourtant, lorsque je demande pourquoi ne vient-il pas manger dans le petit restaurant ou je vais tout les midis (payé par le bosse, faut pas déconner quand même) il sort un énorme couteau et se le met sous la gorge, mimant la scène ou un jour, les employés du resto lui ont facturé un peu plus cher son repas...Faut pas déconner avec Daniele attention!

Le dernier jour, Daniele me propose de monter sur son cheval. Carrément!

La Posada Maquehua









Le wwoofing au Chili est bien différent de la Nouvelle Zélande. Ici, à 30km a l'ouest de Santiago, a Maquehua, tout est beaucoup plus...comment dirais-je...rudimentaire. Je loge dans une petite maisonnette au bord de l'autoroute avec Daniel, un employé du patron et Clara, une allemande trilingue, bien utile pour traduire le charabia du coin. Ma chambre, si on peut appeler ainsi est digne d'une chambre pourrie d'Inde, mais sans cafards (que je regrette presque...). Quand je demande si il y a ici des insectes dangereux, Clara me dit "non, y a juste une araignée mortelle. Mais bon, une copine a moi s'est piquer et elle en est même pas morte!". Ah! ba ca va alors! Pour planter un peu mieux le décors : un vieux chien aveugle garde les lieux, pour nous défendre! Ouf!

Roberto, le patron, on le voit que le soir pour qu'il nous donne les taches à faire le lendemain. Principalement, le boulot consiste à réviser et réparer le système d'arrosage pour abreuver les amandiers et noyers. Roberto élève egalement des chevaux.

vendredi 1 octobre 2010

Se pommer dans Santiago






































Alors comme ça nous sommes toujours le 28 parait il, bizarre... Bon tant pis faut faire avec. J'avais noté au cas ou une adresse d'une auberge de jeunesse pas mal que j'avais trouvé par hasard sur un forum, c'est le moment de l'utiliser! Bus et métro et m'y voila, facile, trop facile presque...
Le lendemain, mon premier plan couchsurfing tombe a l'eau (bé oui ça arrive!), faute dans le numéro de téléphone et rue introuvable, je passe donc 3 nuits a l'Hostal Providencia, pas mal, assez chère. Ici on ne parle pas des masses anglais, faut donc se débrouiller avec ce que l'Education Nationale a essayé de nous transmettre...

Je prend la température dans la ville. Assez grande, assez, jeune, assez riche, j'irai pas jusqu'à dire assez belle, mais pas désagréable. Je me sent un peu seul quand même dans cette grande ville qui parle trop vite une langue qu'on est sensé avoir apprise un jour, il y a longtemps de cela...Pas de rencontres hasardeuses ou surprenantes, dommage mais en même temps je ne cherche pas non plus. Le plus marquant quand on se promène? Les drapeaux, partout! Je veux dire pas juste sur les ministères, ou les musées, mais sur les magasins, les maisons, etc. Quelle fierté! Un peu à l'américaine. C'est marrant je vois mal ça en France, surtout en ce moment, et y a des raisons...
Je passe mon temps a dormir, et à me pommer dans la ville et ces petits parcs. Il fait bon, 23°, un VRAI printemps, enfin!